Mis à jour : octobre 2026
À Montréal, les projets réalisés sur une propriété comptant plus de 1 000 m² de surfaces imperméables après les travaux sont assujettis aux exigences de rétention des eaux pluviales. Pour les projets visés, l’autorisation du Service de l’eau constitue un préalable à l’obtention du permis de construction ou de transformation.
Ces exigences influencent le nivellement, le drainage, l’aménagement du stationnement et la conception du bâtiment. Les examiner dès l’esquisse permet de prévoir les ouvrages nécessaires et de coordonner les plans avant leur dépôt.
Le débit autorisé est établi à partir de la superficie de la zone des travaux et du taux de rejet applicable au secteur, pour la pluie de conception prévue à l’annexe D.
Débit autorisé = superficie de la zone des travaux, en hectares × taux de rejet, en L/s/ha.
Pour une zone de travaux de 800 m², soit 0,08 hectare, et un taux de 35 L/s/ha :
0,08 × 35 = 2,80 L/s.
Le calcul utilise la pluie de conception prescrite pour le contrôle des débits, de récurrence de 25 ans. La lame d’eau de référence indiquée dans les documents techniques cités pour cette page est de 58,48 mm.
Le volume de rétention doit permettre de respecter le débit autorisé pendant cette pluie. La démonstration repose sur une modélisation hydrologique et hydraulique compatible avec SWMM, selon les paramètres exigés par la SRGE.
Selon le réseau de raccordement et son exutoire, le projet doit également réduire le volume rejeté lors des pluies fréquentes.
Le critère présenté est une réduction équivalente à une lame d’eau de 11 mm sur une pluie de 19 mm, par infiltration, réutilisation ou évapotranspiration. Le volume sortant correspond alors à au plus 8 mm, rapportés à la superficie visée.
Diriger les surfaces imperméables vers des surfaces végétalisées peut contribuer à satisfaire cette exigence. Le guide indique que cette approche est souvent suffisante lorsque le taux d’imperméabilisation ne dépasse pas 75 %, mais la conformité doit être démontrée pour le projet.
L’article 136 prévoit la possibilité d’un équivalent technique dans certaines situations : bâtiment occupant plus de 75 % du terrain, sols contaminés, roc ou nappe à moins de 1,2 mètre, conductivité hydraulique inférieure à 1 mm/h, notamment.
La plantation de nouveaux arbres peut également donner droit à un crédit sur le volume à retenir, selon les modalités de l’article 149.
Lorsqu’un égout pluvial se déverse dans un milieu humide ou hydrique, le système doit intégrer le traitement requis pour les eaux de ruissellement.
Le critère présenté vise une réduction de 60 % des concentrations de matières en suspension, sur une base annuelle et pour 90 % des événements de pluie, selon la pluie de contrôle de qualité applicable.
Les outils d’estimation préliminaire permettent d’évaluer l’espace à réserver avant la modélisation détaillée. Le graphique cité pour cette page présente un volume de rétention par 1 000 m² de travaux, selon le taux d’imperméabilisation et le taux de rejet autorisé. Le calculateur l’applique à votre projet, avec les règles du guide d’interprétation, et traduit le volume en espace au sol.
Exemple pour un projet de 7 000 m²
Pour une zone de travaux imperméable à 80 % et un taux de rejet de 35 L/s/ha, l’estimation présentée est d’environ 35 m³ par 1 000 m², soit 245 m³.
Exemple tiré d’un de nos projets
Pour 898 m² de travaux entièrement imperméables et un taux de rejet de 35 L/s/ha, l’estimation préliminaire présentée est d’environ 35 m³. Le débit autorisé est de 3,14 L/s.
Ces estimations servent à comparer les options et à prévoir leur emprise. Les volumes définitifs sont établis par une modélisation détaillée.
Les délais de correction et de transmission des plans finaux sont précisés dans la démarche officielle de la Ville.
Dans un ensemble de maisons de ville en copropriété à Montréal, les cours aménagées reposent sur la dalle d’un stationnement souterrain. Le remplacement de leur membrane d’étanchéité est réalisé par phases.
Le seuil porte sur les surfaces imperméables de l’ensemble de l’immeuble après les travaux. Il faut donc vérifier le périmètre de la propriété retenu au sens du règlement, notamment lorsqu’elle comprend plusieurs lots.
Lorsque les surfaces imperméables ne dépassent pas 1 000 m², l’article 119 n’impose pas la rétention prévue pour les propriétés dépassant ce seuil. Des exigences de drainage demeurent toutefois applicables.
Oui, si la propriété est assujettie. La procédure des travaux de faible envergure prévoit un concept conforme et la transmission des renseignements ou formulaires requis. Des phases successives doivent être considérées ensemble dans la démarche appropriée.
Pas automatiquement. Il est initialement classé comme imperméable. Une autre classification peut être soumise à la SRGE avec les détails de construction, les caractéristiques du sol et, lorsque nécessaire, les résultats d’un essai d’infiltration.
Oui, dans les limites applicables. La hauteur d’eau considérée est limitée à 150 mm au-dessus des puisards sur une aire de stationnement ou sa voie d’accès, et à 450 mm sur les surfaces utilisées pour le chargement ou le déchargement des camions.
La géométrie et les pentes déterminent la surface réellement disponible pour le stockage.
La performance du système doit être démontrée par une modélisation compatible avec SWMM, selon les exigences applicables à la demande. Le graphique d’estimation sert à la planification préliminaire et ne remplace pas cette démonstration.
Le délai dépend de la complexité du dossier, des documents transmis, des révisions nécessaires et de la charge de travail de la SRGE.
Nous préparons le dossier et assurons le suivi des commentaires. Une demande incomplète ou non conforme doit être corrigée dans le délai applicable de 60 jours.
Non. Le règlement 20-030 s’applique au territoire de la Ville de Montréal, qui comprend ses 19 arrondissements. Les autres municipalités disposent de leurs propres exigences. Adiva Infra accompagne également les projets réalisés dans ces municipalités.
Transmettez-nous votre plan d’implantation, même préliminaire. Nous examinerons les exigences applicables, les options de rétention et l’espace à prévoir avant de finaliser l’aménagement.
Réponse dans les 24 heures ouvrables.
Références
Règlement 20-030 de la Ville de Montréal et documents techniques de la SRGE : guide d’interprétation du chapitre IV, paramètres de modélisation et outils d’estimation du volume de rétention.
Consulter les documents officiels du Service de l’eau