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Gestion des eaux pluviales et rétention pour projets immobiliers

La gestion des eaux pluviales influence le nivellement du terrain, l’implantation des bâtiments et l’aménagement des stationnements. Selon les exigences applicables, le projet doit limiter les débits rejetés, prévoir un volume de rétention et intégrer des mesures de traitement du ruissellement.

Adiva Infra réalise les analyses, conçoit les ouvrages et prépare les documents nécessaires aux autorisations pour des projets résidentiels, commerciaux, industriels et institutionnels, à Montréal, à Laval et partout au Québec.

Cette page concerne les projets immobiliers de plusieurs logements, commerciaux, industriels ou institutionnels. Pour une inondation de sous-sol ou un refoulement d’égout, consultez notre guide pratique.

Bassin de rétention d’un ensemble commercial, Gatineau
Gatineau · Bassin de rétention d’un ensemble commercial
Exigences

Ce que la municipalité demande de démontrer

Les critères varient selon la municipalité, le réseau de raccordement et le milieu récepteur. L’analyse porte généralement sur quatre éléments.

  1. L’assujettissement du projet.

    La superficie imperméable, la nature des travaux et les caractéristiques du site déterminent les exigences applicables. Les surfaces considérées comprennent notamment les toitures, les stationnements et les autres surfaces revêtues.

  2. Le débit de rejet autorisé.

    La municipalité fixe un débit maximal, souvent exprimé en litres par seconde par hectare. La conformité est vérifiée pour les pluies de conception prescrites. Une pluie de récurrence de 25 ans désigne, par exemple, un événement ayant une probabilité annuelle de dépassement de 4 %.

  3. Le volume de rétention nécessaire.

    Le volume est calculé à partir des apports de ruissellement et des débits évacués pendant les pluies de conception. L’ouvrage doit permettre de respecter le débit de rejet autorisé.

  4. La qualité des eaux rejetées.

    Selon le milieu récepteur et les exigences municipales ou provinciales, le projet peut devoir intégrer des ouvrages de traitement, notamment pour réduire les matières en suspension.

Des critères différents selon les municipalités : exemples tirés de nos projets

Municipalité ou projetAssujettissementCritère de rejetParticularités
Montréal, règlement 20-030Plus de 1 000 m² de surfaces imperméables sur l’ensemble de la propriété après les travauxTaux selon le secteur, par exemple 35 L/s/ha, pour une pluie de récurrence de 25 ansSelon le réseau, gestion des pluies fréquentes visant une réduction du volume rejeté équivalente à une lame d’eau de 11 mm sur une pluie de 19 mm; démonstration par modélisation SWMM
Laval, règlement L-11870Réseau de drainage requis notamment à partir de 750 m² de surfaces imperméablesSelon le règlement et les caractéristiques du projetPlans de drainage signés et scellés lorsque les critères d’assujettissement sont atteints, y compris pour certains petits projets commerciaux
L’Assomption, Domaine de l’AchiganDéveloppement résidentiel50 L/s/ha pour une pluie de récurrence de 100 ans, avec une majoration des intensités de 18 %Traitement des matières en suspension avant le rejet vers un milieu récepteur sensible
Saint-Donat, Habitations de la MontagneExigences applicables selon le règlement de zonageAucune rétention exigée pour ce projetPuisards et captation des sédiments avant le rejet au cours d’eau

À Montréal, le seuil tient compte des surfaces imperméables nouvelles et existantes sur la propriété. À Laval, le seuil de 750 m² concerne notamment l’exigence d’un plan de drainage; il ne constitue pas, à lui seul, une obligation générale de construire un bassin de rétention.

Ces exemples présentent les critères appliqués aux projets cités. Nous vérifions les exigences propres à votre terrain avant de commencer la conception.

Analyse

L’analyse hydrologique et hydraulique

L’analyse permet de dimensionner les ouvrages et de vérifier leur fonctionnement dans les conditions de conception.

  • Les débits avant et après le projet.

    Nous mesurons et classons les surfaces existantes et projetées : toitures, pavage, espaces végétalisés et autres aménagements. Nous calculons ensuite les débits et les volumes de ruissellement associés aux pluies de conception.

  • Le débit de rejet autorisé.

    Lorsque le critère est exprimé en litres par seconde par hectare, nous l’appliquons à la superficie reconnue pour le projet. À titre d’exemple, une superficie visée de 800 m² et un taux de 35 L/s/ha correspondent à un débit autorisé de 2,8 L/s.

  • Le volume de rétention.

    Nous calculons le volume nécessaire pour respecter le débit autorisé selon la méthode acceptée par la municipalité : calculs fondés sur la méthode rationnelle pour certains petits sites ou modélisation hydrologique et hydraulique avec SWMM et PCSWMM.

  • Les conditions en aval.

    Nous examinons les conditions de raccordement et la capacité disponible des conduites, des émissaires ou des ouvrages d’une phase précédente, à partir des renseignements et des analyses nécessaires au mandat.

Au Domaine de l’Achigan, l’analyse a montré que la capacité de la conduite de rétention de la première phase était déjà mobilisée pour la pluie de récurrence de 100 ans. La deuxième phase a donc été conçue avec ses propres ouvrages de rétention, raccordés en aval.

Solutions

Les solutions de gestion des eaux pluviales

Le choix des ouvrages tient compte de l’espace disponible, des niveaux du terrain, des conditions du sol, des exigences réglementaires et de l’entretien futur.

Rétention en surface

Les bassins paysagers, les dépressions gazonnées, les stationnements et certaines toitures peuvent assurer un stockage temporaire des eaux pluviales.

Nous privilégions les ouvrages de surface lorsque les conditions du projet le permettent. Ils facilitent généralement l’inspection et l’entretien et peuvent réduire les coûts de construction.

Le guide du Service de l’eau de Montréal indique que certains ouvrages de surface peuvent coûter jusqu’à trois fois moins cher que les ouvrages souterrains et recommande de favoriser cette approche.

À Montréal, la hauteur d’eau considérée pour la rétention sur une aire de stationnement est limitée à 150 mm au-dessus des puisards.

Rétention souterraine

Les solutions comprennent les chambres de rétention, les voûtes en thermoplastique, les réservoirs, les conduites surdimensionnées et le stockage dans les vides d’une structure en pierre nette sous le pavage.

Elles permettent d’intégrer la rétention lorsque l’espace en surface est limité ou que d’autres contraintes justifient cette solution. Leurs coûts de construction et d’entretien sont généralement plus élevés.

La capacité reconnue pour le calcul dépend du type d’ouvrage. À Montréal, la capacité initiale d’une structure en pierre nette est limitée à 40 % de son volume, puis réduite par un facteur de 0,5 pour tenir compte du colmatage, ou de 0,75 lorsqu’un prétraitement est prévu.

Régulateurs de débit

Les régulateurs contrôlent le débit évacué vers l’exutoire. Selon les exigences applicables, il peut s’agir d’un régulateur à vortex, d’une plaque à orifice ou d’un drain de toiture à débit contrôlé.

Le dispositif doit être accessible pour l’inspection et l’entretien. À Montréal, les dispositifs visés par le critère de 15 L/s ou moins doivent être à effet vortex, et un regard accueillant un régulateur doit avoir un diamètre d’au moins 1 200 mm.

Gestion des pluies fréquentes

Certaines municipalités exigent également de réduire le volume rejeté lors des pluies fréquentes, par infiltration, réutilisation ou évapotranspiration.

Lorsque le site s’y prête, diriger le ruissellement des toitures et du pavage vers des surfaces végétalisées constitue une solution simple à intégrer à l’aménagement.

Qualité de l’eau

Les puisards de traitement, les séparateurs hydrodynamiques et les cellules de prétraitement permettent de capter une partie des sédiments transportés par le ruissellement.

Ces ouvrages peuvent être nécessaires pour protéger un cours d’eau ou un milieu humide, ou pour limiter le colmatage d’un ouvrage de rétention ou d’infiltration.

Drainage du site et trop-plein

La conception prévoit également l’évacuation des eaux lorsque la capacité des ouvrages est dépassée. Les pentes, les points de débordement et la protection des accès au bâtiment sont étudiés avec le système de rétention afin de réduire les risques de dommages.

Espace à réserver

L’espace à réserver dès l’esquisse

La gestion des eaux pluviales doit être intégrée avant de finaliser l’implantation des bâtiments, des stationnements et des espaces paysagers. Pour un même volume de rétention, l’emprise nécessaire varie considérablement selon la solution.

À titre illustratif, considérons 7 000 m² de travaux, un taux d’imperméabilisation de 80 % et un débit de rejet de 35 L/s/ha. Une estimation préliminaire retenue pour cet exemple est de 35 m³ par 1 000 m², soit environ 245 m³. Le volume définitif doit être établi par les calculs et la modélisation propres au projet.

Emprise approximative pour un volume utile de 245 m³

SolutionHauteur utile retenue pour l’exempleEmprise théorique approximative
Rétention sur stationnementMaximum de 150 mm au-dessus des puisards à Montréal; hauteur moyenne supposée de 50 mm sur un pavage en pente4 900 m²
Bassin paysager ou dépression végétaliséeHauteur d’eau moyenne supposée de 500 mm490 m²
Chambre ou réservoir souterrainHauteur utile de stockage supposée de 1,5 m165 m²

Ces valeurs servent à comparer les solutions. Les hauteurs moyennes de 50 mm, de 500 mm et de 1,5 m sont des hypothèses de calcul. L’emprise réelle dépend notamment des pentes, des talus, de la géométrie des ouvrages et des accès d’entretien. Une conception peut combiner plusieurs types de rétention.

Les éléments à coordonner tôt avec l’architecte et l’architecte paysagiste

  • La destination des eaux de chaque toiture et l’utilisation éventuelle de drains à débit contrôlé.
  • Les surfaces de stationnement pouvant recevoir une accumulation temporaire d’eau.
  • L’emplacement d’un bassin végétalisé et ses dégagements par rapport au pavage et aux limites de propriété.
  • Les niveaux du rez-de-chaussée et des accès par rapport au point de débordement.
  • L’emplacement et l’accessibilité du regard accueillant le régulateur, notamment lorsqu’un diamètre de 1 200 mm est requis.
Approbation

L’approbation et l’entretien des ouvrages

  1. Préparation et dépôt du dossier.

    Nous préparons les plans, les calculs ou le modèle hydraulique ainsi que les formulaires exigés. À Montréal, l’autorisation du Service de l’eau constitue un préalable au permis de construction ou de transformation pour les projets assujettis.

  2. Réponse aux commentaires.

    Nous répondons aux questions de l’analyste et apportons les révisions nécessaires. À Montréal, une demande incomplète ou non conforme doit être corrigée dans le délai applicable de 60 jours, sans quoi elle est refusée et le dossier est fermé.

  3. Travaux et plans finaux.

    Les documents finaux présentent les ouvrages tels qu’ils ont été réalisés. À Montréal, les plans finaux du système de gestion des eaux pluviales doivent être transmis dans les 60 jours suivant la fin des travaux.

  4. Plan d’entretien.

    L’entretien permet de maintenir la capacité et le fonctionnement des ouvrages. Nous remettons un plan adapté au système : éléments à inspecter, interventions à effectuer, fréquences et renseignements à consigner. Le propriétaire tient le registre prévu et le rend disponible à la municipalité selon les exigences applicables.

Réalisations

Projets

Ces projets illustrent notre expérience en gestion des eaux pluviales dans des contextes privés et municipaux, avec des analyses et des solutions adaptées aux exigences de chaque mandat.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Mon projet nécessite-t-il un bassin de rétention?

Pas nécessairement. Nous vérifions d’abord si une rétention est requise, puis nous déterminons les ouvrages adaptés au site : bassin, stationnement, toiture, réservoir souterrain ou combinaison de solutions.

À Montréal, le seuil de plus de 1 000 m² concerne les surfaces imperméables de l’ensemble de la propriété après les travaux. À Laval, le seuil de 750 m² concerne notamment les exigences de drainage. Les obligations doivent être vérifiées selon le projet.

Faut-il privilégier la rétention en surface ou souterraine?

Nous privilégions la surface lorsque l’espace et les conditions du terrain le permettent. Cette approche offre généralement des avantages de coût, d’inspection et d’entretien. La rétention souterraine peut être appropriée lorsque les contraintes du site limitent les possibilités en surface.

L’analyse dès l’esquisse permet de comparer ces options avant de finaliser l’implantation.

Peut-on retenir l’eau sur le stationnement?

Oui, lorsque les exigences municipales et l’aménagement le permettent. À Montréal, la hauteur d’eau considérée est limitée à 150 mm au-dessus des puisards sur une aire de stationnement ou sa voie d’accès, et à 450 mm sur les surfaces utilisées pour le chargement ou le déchargement des camions.

Sur un pavage en pente, seule une partie de la surface contribue au stockage. Le stationnement peut donc devoir être combiné à un autre ouvrage.

Quels logiciels utilisez-vous?

Nous utilisons SWMM et PCSWMM pour la modélisation hydrologique et hydraulique. La méthode est choisie selon la complexité du site et les exigences de la municipalité. Pour certains petits projets, des calculs fondés sur la méthode rationnelle peuvent être acceptés.

Qui assure l’entretien des ouvrages?

Le propriétaire ou le syndicat de copropriété. Notre plan d’entretien précise les éléments à inspecter, les interventions nécessaires, leur fréquence et les renseignements à consigner dans le registre.

Une phase précédente a déjà été approuvée. Peut-on y raccorder la suivante?

Une vérification est nécessaire. L’approbation d’une première phase ne signifie pas que ses ouvrages disposent d’une capacité suffisante pour recevoir les apports d’une phase supplémentaire. Nous examinons la capacité disponible et les conditions de raccordement avant de proposer une solution.

Travaillez-vous hors de Montréal?

Oui, partout au Québec. Nous vérifions les critères municipaux et les exigences provinciales applicables à chaque projet.

Consultez-nous dès l’esquisse.

Transmettez-nous votre esquisse, l’adresse du site et une description du projet. Nous examinerons les exigences à considérer et l’espace à prévoir pour la gestion des eaux pluviales.

Réponse dans les 24 heures ouvrables.

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